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"Le corps est lieu, donc ouverture, il n’est ni plein ni vide (…)

Du moi, il n’y en a pas étendu, dès que « je » est étendu,

il est aussi livré aux autres".

Jean-Luc Nancy, Corpus

allée-venue

solo accompagné

Ressac constant,

paupière mobile du temps,

Ma peau, vêtement trop étroit pour retenir mon souffle

Pour prendre la mesure de ce qui vous amène.

Reflet  interrogé cherche une lumière sans faute.

De vous à moi pour qui

Sommes-nous là ?

(…)

Spasmes des contours.

De quoi est fait mon corps ?

 

Chair, os, sang, eau… et quoi d’autre ?

Mouvements empruntés, sourires appris, clichés, postures…

Et vos idées projetées sur moi qui m’habillent, déshabillant votre voisin : je suis foule, reflet mouvant.

 

Mais pour finir, entre vous et moi,

entre ce que je suis et ce que je donne à voir,

rien d’autre que ma peau.

Ma peau : vêtement trop étroit,

lieu d'événement et champ de bataille.

 

J’interroge cette enveloppe, la forme qui m’est donnée, en sonde les limites et la laisse traverser par ce qui se trame dessous et lutte contre, tout contre : désaccordé, déchiré, impuissant, anormal, pathétique, inadapté, informe.

À la fois multiple, urgent et insaisissable.

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